PRÊCHER L'ÉVANGILE AVEC SA VIE, LA VIE DU PRÊCHEUR
Nos Pères les Apôtres prêchaient avec leur vies; lorsqu'ils allaient dans un endroit, invités par l'Esprit Saint, et envoyés par l'Eglise, ils donnaient leur vie à leur mission. Un voyage prenait des mois, et le temps nécessaire à leur apostolat exigeait un grand sacrifice. Ils prenaient ce temps de leur propre vie pour le service du Christ, et ils Lui donnaient même toute leur vie. Ils partaient, mais ne savaient pas quand ils retourneraient, car les voyages étaient longs, les endroits qu'ils visitaient leur étaient inconnus, et sans doute ils rencontraient des difficultés comme le Seigneur les avaient prévenus. "Ils vous excluront des synagogues; et même l'heure vient ou quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à Dieu." (Jean 16:2). Et ceci sans compter les nombreux dangers de la route et des villains, comme l'a dit St. Paul, "Fréquemment en voyage, j'ai été en péril sur les fleuves, en péril de la part des brigands, en péril de la part de ceux de ma nation, en péril de la part des paiens, en péril dans les villes, en péril dans les déserts, en péril sur la mer, en péril parmi les faux frères," (II Corinthiens 11:26). Avec tous ces dangers, ils n'avaient aucune aide matérielle, comme nous en avons aujourd'hui, avec le téléphone, la poste, les services généraux et la sécurité, etc.
Ils se sont heurtés à de nombreuses difficultés comme St. Paul l'a mentionné tout en révelant que les Apôtres se remettaient entièrement et complètement au Seigneur et non sur leur propre vie, "Nous ne voulons pas en effet vous laisser ignorer, frères, au sujet de la tribulation qui nous est survenue en Asie, que nous avons été excessivement accablés, au-delà de nos forces, de telle sorte que nous désespérions même de conserver la vie. Et nous regardions comme certain notre arrêt de mort, afin de ne pas placer notre confiance en nous mêmes, mais de la placer en Dieu qui ressuscite les morts. C'est Lui qui nous a délivrés et qui nous délivrera d'une telle mort, Lui de qui nous espérons qu'Il nous délivrera encore." (II Corinthiens 1:8-10).
St. Paul prenait-il un salaire pour ses efforts? Bien sûr que non, car comme il l'a dit, "Nous nous fatiguons à travailler de nos propres mains." (I Corinthiens 4:12). "Vous vous rappelez, frères, notre travail et notre peine, nuit et jour à l'oeuvre, pour n'être à charge à aucun de vous, nous vous avons prêché l'Évangile de Dieu." (I Thessaloniciens 2:9). "Nous n'avons mangé gratuitement le pain de personne, mais dans le travail et dans la peine, nous avons été nuit et jour à l'oeuvre pour n'être à charge à aucun de vous." (II Thessaloniciens 3:8).
Lorsqu'on demanda à l'un des Ainés quelle était la différence entre les Anciens et ceux qui étaient venus après eux, il repondit, "Il y avait un homme riche et sage qui demandait du musc pur, et comme il ne trouvait pas le musc véritable qu'il voulait, il parcourut des distances sur terre et sur mer et arriva en Chine. Il offrit des présents au roi du pays et lui demanda de lui donner du musc, en le priant de le couper lui-même avec sa propre main. Lorqu'il prit le musc et retourna, il le donna à ses enfants. Ses enfants, à leur tour, le donnèrent aux leurs, mais peu à peu, il commencèrent à tricher en y mélangeant une substance de la même couleur, mais ayant une odeur différente. Avec le temps le produit falsifié remplaca le musc véritable, son odeur a disparu, et seulement la forme et le nom demeurèrent. Il en est de même pour les Anciens Pères, ils étaient courageux dans la vie et dans la mort. Ils ont gouté les souffrances, ils ont enduré les oppressions, ils se sont offerts en sacrifice spirituel vivant, ils ont recu la connaissance Divine, et ils sont devenus la demeure de Dieu, ils ont compris les mystères. Peu a peu, le mystère arriva jusqu'à nous, seulement avec le nom et la forme. Les affaires de notre Seigneur sont des amertumes suivies de délices, des ténèbres suivis de lumières, de tristesses suivies de joies. Mais les affaires de ce monde sont des délices suivis d'amertume, des lumières suivies de ténèbres, des joies suivies de tristesse. Celui qui a gouté les experiences de ces gens connait la vérité par expérience et non par en avoir entendu parler."
St. Paul a donc pu dire, "Mais je ne fais pour moi-même aucun cas de ma vie, comme si elle m'était précieuse, pourvu que j'accomplisse ma course avec joie, et le ministère que j'ai reçu du Seigneur Jésus d'annoncer la bonne nouvelle de la grâce de Dieu." (Actes 20:24).
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